mardi 9 août 2011

Killing Bono

Sortie : 3 aout 2011
Genre : comédie
Réalisateur : Nick Hamm
Durée : 01h54min
Pays : Royaume-Uni



   Voilà un film que j’attendais pour la présence d’un acteur bien spécial : Robert Sheehan. Le jeune homme a assuré sur deux saisons le rôle du bout-en-train insolent dans Misfits. Cette série anglaise a gagné le Bafta Award de la meilleure série dramatique dès la fin de la 1ère saison. Des jeunes effectuent leur TIG lorsqu’un drôle d’orage éclate, et, touchés par la foudre, ils se retrouvent avec des supers pouvoirs. Bon, ces pouvoirs sont complètement en lien avec leurs fails personnels, ce qui rend la chose bien plus intéressante que tous ces Marvels qu’on nous remake en ce moment…Ce super acteur était donc devenu un pilier essentiel de la série quand, remarqué par le cinéma, il a fait le choix de la quitter. Il a d’abord fait une apparition aux cotés de Nicolas Cage chez les Templiers, et le voilà dans le rôle d’un rocker des années 80.

   L’histoire (vraie) : A Dublin, en 1976, les deux frères McCormick rêvent de devenir rock star. Le plus jeune, Ivan, auditionne pour le groupe de Paul David Hewson, leur camarade de classe, et est pressenti comme 2e guitare. Toutefois, Paul en parle d’abord à Neil, le grand frère d’Ivan, pour lui demander son accord. Celui-ci refuse et demande de taire la vérité. Ils forment donc un groupe, Shook Up, avec son petit frère à la guitare, lui au chant, et tente de percer par tous les moyens. De son coté, Paul change de nom, pour « Bono » et se fait connaître avec son groupe, U2. Une course à la célébrité commence dans la tête de Neil et lui fait prendre les pires décisions au monde…

   La musique de U2 ne me touche pas et je ne serai pas aller voir un film qui leur aurait été dédié. Mais là, Killing Bono, c'est un peu de rivalité, une bande son sympa, des acteurs vraiment marrants, tout ce qu’il faut pour passer un bon moment. Pas plus que ça néanmoins : c’est un bon divertissement, ça passe tout seul, et heureusement, l’énervement de Neil et sa rage naturelle contrebalance la grande gentillesse de Bono, bien trop sage et altruiste pour nous séduire. Vous sourirez surement mais vous ne serez pas non plus transportés de bonheur.





Enika

samedi 6 août 2011

The Murderer

Année : 2011
Genre : thriller, drame
Réalisateur : Hong-jin Na
Pays : Corée du Sud

   Dès que j’ai vu la bande annonce, j’ai su ! Le même réalisateur que The Chaser !
Peut-être avez-vous eu l’occasion de voir ce film de Hong-Jin Na, sorti en 2009, récompensé à plusieurs reprises, et qui était déjà d’une maîtrise hallucinante pour une première œuvre ? Un ancien flic reconverti en mac s’inquiétait de voir ses filles disparaître et se mettait sur la piste d’un véritable tueur en série, le tout sur quelques heures seulement. C’était fortement sombre : les personnages, leur vie, l’ambiance. Une violence montrée, des courses poursuites, un rythme soutenu et du suspense. J’étais sortie de là quelque peu dégouttée des scènes sanglantes empreintes de fureur, et en même temps, super enthousiaste. Drôle de paradoxe d’ailleurs quand on connaît la fin…

   Et voilà donc l’histoire de The Murderer, baptisé à l’origine The Yellow Sea : Gu-Nam est un chauffeur de taxi à Yanji (Chine), endetté depuis qu’il a payé le visa de sa femme pour la Corée. Il joue le soir, perd, boit, se fait harceler par ses créanciers. Myun le repère et lui propose de payer sa dette en échange d’un service. Ce parrain, vendeur de chiens, lui demande d’aller en Corée tuer quelqu’un, ainsi il pourrait, « tous frais payés », en profiter pour retrouver sa femme qui ne donne plus de nouvelles depuis plusieurs mois. Il accepte, traverse la mer, et se retrouve nez à nez avec d’autres tueurs, le tout poursuivi par la police.
On retrouve le même duo d’acteurs principaux que dans The Chaser: cette fois Kim Yun-seok n’est plus mac et sauveur improvisé, mais vendeur de chiens et gangster presqu’immortel (Myun), et Jung-woo Ha n’est plus tueur en série impuissant mais pauvre chauffeur de taxi, embauché à l’arrache pour tuer quelqu’un (Gu-Nam). Merveilleux dans chacun de leurs rôles, vous ne tarderez pas à reconnaître vous aussi leur talent. Le réalisateur a pensé à eux au fur et à mesure que le scénario avançait, et ne voyait pas d’autres acteurs incarner ces rôles.


   The Murderer est classé dans la catégorie Thriller ; ses courses-poursuites et ses bastons le font aussi entrer dans la case Action. D’ailleurs, les affiches des deux films sont similaires et donne le ton : ça court !
Le film est souvent monté comme un clip : les moments longs comme les plus rapides, quelques secondes à peine pour un plan. Et pour cela il a dû falloir beaucoup, mais alors beaucoup d’images…! Grâce à cela, on pige par exemple très vite l’atrocité du voyage clandestin: le trajet en bus, les passeurs, la nuit, la pluie, un bateau, deux bateaux, le mal de mer à fond de cale, l’espoir mis à mal des autres clandestins…Après avoir passé une première partie dans la pauvreté du Yanbian en Chine, dans des paysages durs et secs, en monochrome de gris marronnasse, on est carrément plongé dans une dimension un peu trop réelle. Pas de pathos pour autant, mais une envie de vivre présente à chaque coup de couteau. Et oui, quand notre personnage rencontre d’autres tueurs chargés de la même mission, il défend son bout de gras. Dès lors la fuite commence, extrêmement bien dosée et intense. D’autres ennemis s’ajoutent de plus en plus nombreux, et de plus en plus vite. Parallèlement les deux commanditaires du meurtre se rencontrent, se poutrent mutuellement, à coup de haches, de couteaux, d’os décharnés (les gangsters mangent vrai et c’est pas des petits buckets de chicken wings !). La puissance des bastons, comme des poursuites, grimpent à coups de multiples carambolages de voitures, de camions qui se retournent, de meutes de flics ou de gangsters qui courent après un seul homme, le sang gicle, les os se brisent et s’écrasent..

   Le réalisateur nous fait décompresser du stress grimpant en pointant le comique de certaines situations : avec ses personnages qui titubent, qui ne conduisent plus très droit ou qui affichent simplement un air blasé après avoir tué, en slip, trois assaillants à coups de hache.

   Il est étonnant de constater dans un film de ce style, la richesse des thèmes abordés, et la caractérisation des personnages. Le réalisateur nous sensibilise à la misère d’un peuple et à son identité particulière, les « Joseon-jok », au périple des clandestins, il nous (re)plonge dans l’univers du banditisme, (ré)utilise la police pour courser notre héros sans pour autant l’attraper, et nous plombe un peu de fatalisme.
Sous-jacent, le thème de la jalousie mène le jeu: Gu-Nam est assailli de rêves où sa femme fait l’amour à un autre, cauchemars fortement alimentés par l’avis que tout le monde se permet de lui donner sur le silence de cette dernière. Myun n’est qu’un intermédiaire pour faire tuer un mari par un amant, et Kim Tae Won veut se venger car sa femme l’a trompé avec son associé.
Ce film supplante le premier, ce qui était quand-même un sacré défi. En intensifiant tous les bons ingrédients de la recette, on obtient un rythme soutenu, un récit très visuel, un crescendo de l’intrigue, des poursuites et bastons, une apothéose de sang et de poutrage, et une fin dramatique qui nous recentre sur le dénuement et l’étonnant courage dont fait preuve Gu-Nam, et ceux qu’il représente, pour lutter contre une fatalité bien triste.
Quand-même, les films de Hong-jin Na, vraiment… « C’est le darkness, adieu à l’allégresse » comme dirait l’autre…

Enika


vendredi 3 juin 2011

Un dernier tour en Vogueo

Une belle idée de balade pour ce week-end ?

Une balade sur l’eau, gratuite avec votre pass Navigo, grâce aux navettes fluviales Vogueo !
Ce service expérimental a été mis en place en 2008 par le Stif, qui a ainsi pu faire l'évaluation et le bilan de la fréquentation, des besoins,etc. C'est en 2013 que le véritable réseau devrait être lancé, comprenant trois lignes fluviales au final! Malheureusement, vous avez jusqu’au 5 juin inclus pour l'essayer, car le service expérimental va s’arrêter.
Oui, le 5 c’est dimanche, et il ne fera pas très beau, donc vous avez toute votre journée de samedi pour foncer à Gare d’Austerlitz, ou à Bibliothèque François Mitterand, et monter dans l’un de ces agréables petits bateaux!

Je vous indique le chemin :
- A Gare d’Austerlitz, il vous suffit de sortir à « Quai d’Austerlitz ». Là, des pancartes jalonneront votre avancée et vous emmèneront en bas de l’Institut Français de la Mode, au milieu des travaux. Il y a des navettes toutes les 20 min environ.
- A Bibliothèque François Mitterand, dirigez-vous simplement vers la Seine, et vous trouverez au bord de l’eau, en bas de la passerelle Simone de Beauvoir que j’affectionne tant, deux poteaux gris, à distance l’un de l’autre, indiquant le lieu d’embarquement.


Après validation du pass, s’il reste de la place dehors, n’hésitez pas, foncez vous y installer, vous aurez une petite impression de vacances non négligeable ! 


En 20 min vous arriverez au terminus à Maisons-Alfort Ecole Vétérinaire.
Continuez le chemin sur les berges, passez à côté de l’écluse, 


filez toujours le long de l’eau,


puis vous arriverez à l’Île de Charentonneau
Posés au soleil, ou à l’ombre des grands arbres, profitez de votre pique-nique.
Si vous sortez tôt du travail aujourd’hui, faites-y un petit tour, la dernière navette pour repartir le vendredi est à 20h35, au départ de Maisons-Alfort, le week-end à 20h10. Vous pourrez terminer par un petit tour à Bercy, avec un resto ou un ciné à Cour St Emilion, car la navette dessert la BNF à l'aller et l'autre rive, Bercy, au retour ! Consultez les horaires ici!
Et si vous la loupez, c'est pas très grave, le métro est juste à côté! [ligne 8: Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort]


Enika

dimanche 8 mai 2011

L'Agence

Hey yo !

Quelques petits changements dans ma vie, et je déserte déjà…
Je vais reprendre lentement mais surement, en vous invitant à lire ma petite critique du film de George Nolfi, sorti le 23 mars dernier, L’Agence.
S’il est encore dans une salle près de chez vous, allez passer un bon moment, et si c’est déjà trop tard, attendez sa sortie en dvd pour une soirée pop-corn dans le salon, pleine de rebondissements, de mystère et d’amour. Il ne fera définitivement pas partie de vos préférés par sa prise de risque un peu faible, mais il ne vous lassera certainement pas tant sa fluidité d’images et de mouvements est excellente.
Bonne séance !

Hey yo !

A few changes in my life, and I already desert…
I’m going to go back to work slowly but surely, and in the meantime you can still read my little review of George Nolfi’s movie The Adjustment Bureau, out in march 23th
If it’s still running in a cinema in your neighbourhood, go straight ahead to have a good time, and if it’s already too late, wait for its dvd release for a popcorn-party in the living-room, full of twists and turns, of mystery and of love. It’s definitely not going to be one of your favorite movies because of its weak risk-taking, but you’re not going to be bored either thanks to the brilliant flow of images and motions!
Enjoy the show!



Enika

lundi 11 avril 2011

Casey et B.James Vs Zone Libre

Le premier article vient vite car il attend déjà sur Musik Industry.
Il s'agit du live report du concert (complet) qui s'est déroulé le 30 mars dernier au Nouveau Casino de Paris : celui de Casey et B. James vs Zone Libre.
Un savoureux et sombre mélange de rap et de rock: un peu du meilleur de chaque, des performeurs de haut niveau, tout était réuni pour que je passe un moment magique.
Casey a même revisité sur scène deux de ses chansons d'antan avec de nouvelles instru signées Zone Libre, et là, le niveau grimpe.
Difficile d'imaginer Zone Libre sans Casey désormais, ils mettent parfaitement les textes de la rappeuse en valeur, et elle leur rend bien la pareille! De l'excellence musicale, voilà ce que l'on obtient en live.
Mon Live Report sur Musik Industry vous attend!
Et leur tournée continue, n'hésitez donc pas plus longtemps.
Vous trouverez aussi l'article que j'avais écrit deux ans auparavant sur leur show au Point Ephémère ici.


crédit photo: Tcho/Antidote

Enika

Intro

Des facilités en français, un goût prononcé pour les contes en tout genre, et pour les concours d'orthographe, c'est tout ce qui m'a poussé à choisir un bac littéraire, et à continuer un semestre en Lettres et Arts.
Je voulais faire du dessin animé et j'ai tenté d'autres voies.
Seulement, je n'ai peut-être pas essayé au mieux, ni assez fort, et je me suis retrouvée à faire un peu de tout, et finalement un peu de rien...
Comme je sais pouvoir me montrer plutôt douée dans ce que je fais, c'est ici que je m'exercerai à (re-)trouver le talent et la confiance nécessaire pour faire de ma vie quelque chose de bien sympa.
Et si ce que je raconte peut vous intéresser, ça n'en sera sincèrement que mieux!

Une petite intro de rap français bien choisie, à l'ancienne, pour démarrer en beauté: